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Pourquoi Dieu ne me guérit-il pas malgré mes prières?

Elodiestepahnie 18.01.2013 Thème : Maladie, souffrance et santé Bookmark and Share
Réponse de : Elise CairusElise Cairus

Bonjour,

Votre situation est paradoxale : après la joie d’avoir mis un enfant au monde, vous voilà en proie à un mal-être physique et moral consécutif à votre accouchement qu’aucun médecin ne parvient à soulager. Vous vous demandez pourquoi Dieu n’intervient pas dans votre guérison alors que vous Le priez, et alors que certaines personnes qui ne prient pas et ne croient pas en Lui sont guéries ou préservées de tout malheur.  

Je reprends vos deux principales questions dans l’ordre :

-          La prière ne protège-t-elle pas ceux qui la pratiquent ?

La prière n’est pas d’abord une « protection ». C’est un moyen de communication qu’a l’humain avec Dieu. Ce qui est important, c’est que cette communication ne soit pas rompue. Même si nous avons l’impression que Dieu ne nous répond pas, qu’Il nous abandonne, l’important est de crier notre détresse vers Lui. Jésus lui-même, sur la croix, se sentant seul et souffrant, a imploré Dieu en disant : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mt 27, 46). Dieu écoute toute souffrance. Mais l’aide qu’Il apporte n’est pas forcément la guérison ni le soulagement immédiat de douleurs. Le Dieu de Jésus-Christ ne nous protège pas des catastrophes, mais il nous accompagne dedans.

 

-          Pourquoi et comment Dieu choisit-il de guérir certains hommes et pas d’autres ?

L’épisode de la guérison de la fille de la femme cananéenne dans l’Evangile de Matthieu (15, 21-28) nous en dit quelque chose : après avoir repoussé à maintes reprises les prières non seulement de cette femme mais aussi de ses disciples, Jésus finit par guérir cette fille, puis une grande foule de malades venus vers lui sans l’implorer plusieurs fois ( Mt 15, 29-31). Pourquoi une telle différence ? La fille de la Cananéenne ne valait pas moins que cette foule. Dans ce récit de guérison apparaît la constance et la persévérance de cette femme dans la prière à Jésus que finalement il exauce. Le fait de ne pas être exaucé de suite est un motif d’espérance, une invitation à « être patient dans la détresse » et à « persévérer dans la prière » comme nous l’exhorte l’apôtre Paul (Rm 12, 12).

 

Je suis par ailleurs interloquée quand vous dites qu’aucun médecin ne souhaite s’occuper de votre cas. Je vous encourage à aller voir plusieurs autres médecins dans divers hôpitaux, ce n’est pas possible qu’aucun d’eux ne vous fixe une consultation. Dieu entend votre souffrance et s’en est emparé. Il est à vos côtés dans votre cheminement. Ne cessez pas de vous adresser à Lui, aussi pour Le remercier d’être pour vous un appui (puisque vous êtes toujours en relation avec Lui, et c’est important). La foi, ce n’est pas dire que nous comprenons, mais c’est s’en remettre à Dieu et croire qu’il y a un sens à ce que nous traversons, un sens qui met parfois du temps à surgir de nos obscurités. Jésus le dit ainsi à Pierre : « Ce que je fais, tu ne peux le savoir à présent, mais par la suite tu comprendras » (Jn 13, 7).



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