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L’influence de Taizé sur Vatican II et l’œcuménisme

marcel 23.05.2015 Thème : Eglises Bookmark and Share
Réponse de : Matthias WirzMatthias Wirz

Vos deux questions portent sur le rôle de la communauté de Taizé (France) dans le mouvement œcuménique. Taizé est une communauté composée de frères appartenant à différentes Églises chrétiennes, elle est donc elle-même œcuménique, et son implication dans ce mouvement depuis la seconde moitié du siècle dernier a été forte (et le reste).
Taizé n’a cependant pas directement inspiré au pape Jean XXIII la convocation du concile Vatican II. Toutefois, la présence à Rome de frères de Taizé invités comme observateurs durant les sessions du Concile, et les échanges vivants qu’ils permettaient entre évêques, en les conviant quotidiennement dans leur appartement romain en marge des débats conciliaires, a sans doute permis à bien des idées d’avancer. Par ailleurs, le Concile a fait espérer à frère Roger « un nouvelle dimension » pour l’œcuménisme, sans laquelle « la vague œcuménique retombera » (voir son livre Dynamique du provisoire). Comme vous l’espérez, le pape François pourrait bien être actuellement celui qui la ranimera…
Pour ce qui concerne la célébration eucharistique, tous les frères de Taizé communient à l’eucharistie catholique, comme ils en ont été autorisés par l’évêque du diocèse où se situe la communauté. Cela, depuis 1972, année où le premier frère catholique s’engageait dans la communauté. Comme l’a dit frère Alois : « Il était impensable de ne pas communier à la même table eucharistique alors que la communauté s’apprêtait à recevoir l’engagement à vie du premier frère catholique. » En effet, selon les mots de frère Roger : l’eucharistie est « sacrement d’unité, qui nous est offert pour que se dissolvent en nous et autour de nous tous les ferments de séparation ».
Quant à savoir si un pasteur pourrait un jour présider la célébration, cela dépendra de la reconnaissance que les Églises accorderont mutuellement à leurs ministres. Dans des circonstances œcuméniques particulières et ponctuelles, cela se fait, comme dans le cas que vous citez ; mais ce sont des exceptions. La seule pratique actuellement possible est celle de ce qu’on appelle l’hospitalité eucharistique, car comme l’écrivait frère Roger : « Quand un baptisé a faim de l’eucharistie et voudrait s’en approcher, quand le Christ l’appelle, qui oserait refuser ? »



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