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Comment ressentir la présence de Dieu?

babtou82 12.06.2013 Thème : Spiritualité et prière Bookmark and Share
Réponse de : Matthias WirzMatthias Wirz
Bonjour !
Oui, votre question est tout à fait claire. Espérons qu’il en sera de même pour ma réponse… Vous faites bien de parler d’expérience, d’une présence ressentie, lorsque vous décrivez le mode de manifestation de Dieu : car on ne peut jamais avancer de preuve de cette présence, mais il s’agit toujours de se fier aux signes qu’on reconnaît comme tels dans la foi. Cela rend aussi le doute légitime, dans toute expérience de foi. Et c’est pour cela que, même si une expérience de foi peut être racontée à d’autres, elle n’a en fait de signification réelle qu’à la première personne. C’est ce que vous avez vous-mêmes vécu : « J’ai ressenti un bien-être pendant qu’il me parlait », écrivez-vous. Cette expérience, d’autres avant vous l’ont faite. À la fin de l’évangile de Luc par exemple, on raconte l’épisode de deux disciples qui, chemin faisant, se font aborder par le Ressuscité ; ils emploient à peu près les mêmes mots que vous pour relater leur expérience : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin ? » (Luc 24,32).
Comment permettre à de telles expériences de se produire ? Disons d’abord qu’il nous faut nous y prédisposer, mais que ce n’est pas à nous de provoquer l’expérience : c’est toujours Dieu qui en a l’initiative ! On peut alors l’appeler simplement dans la prière, en sachant qu’il nous écoute. Mais sans doute qu’un moyen, aussi, de se préparer à vivre cette rencontre passe par la lecture de la Bible : il s’agit de reconnaître dans les mots qu’on y lit les paroles que Dieu lui-même nous adresse, à nous personnellement. On peut aussi découvrir Dieu dans les autres personnes, qui nous côtoient : savoir reconnaître en eux le visage même du Christ qui s’approche de nous. Mais c’est aussi en prenant du temps seul, par exemple dans le silence d’une église, qu’on peut se laisser toucher par la présence de Celui qui se fait reconnaître comme le souffle d’une présence toute discrète, qui va devenir en nous comme un feu qui ne s’éteint pas.


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