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Les rites et les dogmes, nécessaires à l'expérience de la présence de Dieu?

vincent132 13.08.2014 Thème : Théologie et Philosophie Bookmark and Share
Réponse de : Matthias WirzMatthias Wirz

Bonjour,

Vous avez raison, les rites sont secondaires dans notre expérience de Dieu et du Christ. C’est bien la rencontre, la proximité infiniment aimante du Seigneur qui est le but de notre recherche spirituelle.

Mais justement, pour atteindre cet objectif, il faut des moyens : ainsi la liturgie, qui peut parfois donner l’impression de rendre la vie de prière plus pesante, voire mécanique, est en même temps une école pour orienter notre personne vers Celui que nous cherchons. Sans l’indication d’un chemin, qui nous est donné par la tradition vivante, par la communauté rassemblée, notre démarche solitaire risquerait bien souvent de se perdre. Nous finirions peut-être par ne rechercher que nous-mêmes (ou une projection) au lieu de répondre à l’appel du Tout Autre.

Il en va de même de ce que vous appelez les dogmes, qui sont les éléments indiquant l’essentiel de la foi de l’Église : ils servent avant tout de balises pour celui qui avance vers Dieu. La prière silencieuse, où toute parole est futile, est une étape qu’on atteint seulement après avoir longuement peiné à pénétrer le sens des mots de la vie intérieure…

Pour ce qui est de la recherche d’Henri Le Saux, je suis bien d’accord avec vous : est intéressante, en effet, et ouvre bien des pistes à la fois pour la vie spirituelle et pour le dialogue interreligieux. Mais il faut avoir conscience qu’elle suit un chemin de crête escarpé, et avance sur le fil du rasoir… Il n’est pas donné à chacun de garder sa fidélité au Christ, tout en s’immergeant dans le monde hindou ! C’est donc une expérience qui peut nous inspirer, mais qu’il ne s’agit pas nécessairement d’imiter sans en avoir les moyens : on risquerait trop facilement l’échec.

 



Commentaires

  • De Deux Alain21.12.2015
    Les dogmes chrétiens me font penser aux axiomes en mathématiques (ces derniers sont indémontrables et doivent être admis en tant que tels). La subjectivité des dogmes a quelque chose d'effrayant, tant l'intervention humaine y est décisive. Dans le cadre d'un cours de mathématiques supérieures (nombres infiniment petits et infiniment grands), un de mes professeurs ajoutait systématiquement : "dans les limites de nos connaissances actuelles". Selon moi les dogmes sont similaires aux axiomes.