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L'apocalypse va-t-elle vraiment avoir lieu ?

31.10.2003 Thème : Foi: que croire et comment ? Bookmark and Share
Réponse de : Georgette GribiGeorgette Gribi
>En parlant d'apocalypse, je pense que vous faites allusion au livre biblique
de l'Apocalypse. Pour nous, chrétiens, c'est en tous cas à ce livre-là que nous
nous référons pour en parler. Ce nom, Apocalypse, veut dire "révélation" en
Grec : c'est donc tout à fait autre chose que "fin du monde". Ce livre se veut une
révélation de ce qui va se passer à la fin. Mais attention ! Non pas la fin
du temps, au sens chronologique. C'est plutôt la fin au sens de l'ultime, au
sens de ce qui nous dépasse tous. La question posée par l'Apocalypse, c'est un peu
celle-là : au bout du compte, qui aura le dernier mot ? Nous prêchons un Dieu
d'amour, mais ce Dieu est-il vraiment vainqueur, au bout du compte, des forces
du mal que nous voyons à l'oeuvre autour de nous ? La réponse du livre, c'est
un vigoureux et définitif OUI, au travers d'un récit imagé de combat cosmique
entre les forces du mal et Dieu.

Ainsi, on ne peut pas dire si l'apocalypse va avoir lieu ou non de la manière
dont elle est décrite dans le livre, puisque ce livre veut essayer de transcrire,
en images, une réalité qui dépasse complètement notre sens commun. De plus,
je ne pense pas qu'il s'agit de quelque chose de futur, mais plutôt d'une réalité
hors du temps : on pourrait dire que l'apocalypse nous donne l'assurance que
ce combat est DEJA gagné, que le Dieu d'amour est DEJA vainqueur, ici et maintenant,
du mal.

Le deuxième volet de votre question laisse entendre l'idée que la fin du monde
pourrait être le théâtre d'un grand "tri" entre les croyants et les autres,
qui ne seront pas sauvés. C'est clair que cela entre en contradiction avec la
proclamation d'un Dieu qui aime tout le monde. Mais si on essaie d'entrer dans l'idée
que l'Apocalypse n'est pas une description de la fin du monde au sens chronologique,
mais plutôt un cri de victoire du Dieu d'amour sur les forces du mal, la question
de savoir qui sera sauvé ou non, avec le dilemme qui l'accompagne, s'écroule pour
laisser la place à une formidable espérance : Dieu aime effectivement chacun
de nous. Sa seule raison d'être est que tous puissent connaître cet amour (c'est
comme cela que je comprend l'idée d'être sauvé), et sa victoire sur le mal qui nous
ronge est certaine, elle est déjà à l'oeuvre même si nous constatons que le
monde est toujours aux prises avec le mal.



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