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L’amour est-il le critère ultime pour le bilan de notre vie?

rape 26.03.2014 Thème : Vie affective: les relations humaines Bookmark and Share
Réponse de : Matthias WirzMatthias Wirz
Oui, c’est bien sur l’amour que notre vie sera jugée, et c’est l’amour qui lui donne effectivement son sens ultime. Peut-être la référence que vous cherchez dans le Deutéronome se trouve à la fin du livre, à la veille de la mort de Moïse (Dt 31-34) ? Quoi qu’il en soit, le Premier Testament n’est pas seul à synthétiser le sens de la vie dans le commandement de l’amour ; Jésus en particulier le fait dans l’Évangile. Ce bref dialogue en témoigne :

Un légiste se leva et dit à Jésus, pour le mettre à l'épreuve: «Maître, que dois-je faire pour recevoir en partage la vie éternelle?» Jésus lui dit: «Dans la Loi qu'est-il écrit? Comment lis-tu?» Il lui répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même.» Jésus lui dit: «Tu as bien répondu. Fais cela et tu auras la vie.»

« Que me faut-il pour avoir la vie éternelle ? », c’est-à-dire : pour trouver la vie en plénitude. La réponse – que l’interlocuteur de Jésus découvre d’ailleurs par lui-même – est celle-ci : Aimer Dieu et aimer son prochain. Ce double commandement d’amour, qui n’en constitue en réalité qu’un seul, est le commandement par excellence. Une promesse y est liée : lorsqu’on le met en pratique, la vie trouve un sens, cela devient une vie pleine ; l’amour accorde une densité et un goût à l’existence ; quand on le vit, nos jours acquièrent une réelle signification !
Au moment du bilan de l’existence, c’est bien là-dessus que notre attention se portera : ai-je aimé et ai-je été aimé au cours des quelques années de ma vie ? Car l’amour est ce qui demeure vraiment. Les torts subis, les épreuves endurées ou les exploits réalisés sont en vérité passagers, mais ce dont nous nous souvenons profondément, ce qui nous reste des expériences que nous avons faites, ce ne sont que les actes d’amour authentique.
Oui, c’est l’amour que nous aurons vécu, choisi, reçu, donné, partagé, qui nous permettra, au moment où la mort se saisira de nous, de réagir comme cette jeune mère condamnée par un cancer dans un livre d’Emmanuel Carrère : « Elle disait qu’elle était contente, que sa petite vie tranquille avait été une vie réussie » car « l’essentiel, qui est l’amour, ne lui a pas manqué ».


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